«Parce que peindre c’est écouter et percevoir l’ailleurs», Catherine Matausch a choisi la peinture pour mieux se retrouver. Loin des plateaux de télévision, la journaliste devient artiste et laisse au temps le soin de s’arrêter. Carnets de croquis toujours à portée de main, son regard semble sans cesse se balader, fureter au gré des formes et des couleurs qu’offrent les horizons urbains ou les paysages isolés. Objectif avoué : se fondre au coeur des ambiances. Se mouvoir en elles pour mieux les saisir. Absorber ce monde qui l’entoure, presque jusqu’à l’ivresse. « Ce lieu que je peins est forcément celui qui me nourrit, m’aimante, avec au bout ce même besoin d’y retourner. » Toujours la nécessité de témoigner de ce temps qui file, de toutes ces émotions de l’instant. D’envolées empreintes de lumière, en traits plus écorchés, plus torturés, l’artiste virevolte, sans jamais oublier de livrer à certaines de ses toiles ses parts de rêve. Imprégnée de terre et de nature, Cath Math laisse libre cours à sa contemplation instinctive. De ses tableaux transparaît la plus belle des invitations, celle de «voir l’imaginaire.»                           Guillaume FRIXON - Journaliste.